Dès que Tintin commença à devenir populaire, après la guerre, l'idée de porter ses aventures à l'écran apparut. Malheureusement, les tentatives auxquelles nous avons assisté jusqu'à présent ne nous font que mieux apprécier les albums... Il faut aussi bien comprendre que ces films ne font pas vraiment partie de l'oeuvre d'Hergé, puisqu'il n'y a jamais contribué de quelque façon que ce soit. Quoi qu'il en soit, ce sont tout de même de bons témoignages de la spécificité de la création d'Hergé...

Des debuts douteux...

Dès 1946, la société « Les Beaux films » réalisa des films fixes, soit des diapositives enchaînées, pour la plupart des albums déjà existants. En 1947, les cinéaste belges João B. Michiels et Claude Misonne tournèrent le film inspiré du Crabe aux pinces d'or avec des poupées animées image par image. Il va sans dire que les résultats ne furent pas très concluants... Ce n'est que vers la fin des années 50, le succès des albums aidant, que vint l'idée de faire des films avec comédiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les films avec comediens

Longtemps, l'interprète rêvé pour incarner Tintin demeure introuvable. Jusqu'au jour où Chantal Rivière, sur la plage d'Ostende, croise un jeune moniteur de sport dont l'attitude et les traits physiques ne sont pas sans lui rappeler ceux de Tintin. Jeune sportif, Jean-Pierre Talbot se destine à l'enseignement. Une réelle complicité va unir Hergé et le futur interprète de Tintin dès leur premières rencontre. En 1964 et pour la dernière fois, Jean-Pierre Tablot incarne le rôle du jeune reporter da,s "Tintin et les Oranges Bleues" avant de fonder un foyer et de se consacrer pleinement à l'enseignement.

 

 

 


Tintin et le Mystere de la Toison d'Or

Le premier film, Le mystère de la Toison d'or, date de 1961. Un vieil ami de Haddock, Témistocle Paparanic, meurt en lui léguant son navire la « Toison d'or ». À Istambul, il découvre que ce n'est qu'une coquille de noix dans un état plus que lamentable. Pourtant, un certain Anton Karabine lui offre 600.000 livres en échange du navire. Intrigués par tant d'intérêt, Tintin et Haddock suivent les pistes pour apprendre que des années auparavant, Paparanic et son équipage avaient fait un coup d'État au Tétaragua, en Amérique latine, et avaient occupé le pouvoir pendant trois jours. Chassés du pays, Paparanic s'enfuit avec l'or de la banque centrale. Le trésor sera finalement retrouvé... à bord du navire, les barres recouvertes de peinture noire formant le bastingage.

 

 



Tintin et les Oranges Bleues

Le second long métrage, Tintin et les oranges bleues, fut quant à lui tourné en 1964. Tournesol vient de publier un livre sur la faim dans le monde et lance un appel aux savants du monde pour l'aider à la combattre. Son confrère espagnol, Antémar Zallaméa, lui expédie un paquet contenant une orange bleue, variété qui pourrait croître sur un sol désertique. Tournesol part en Espagne retrouver Zallaméa, mais les deux hommes sont enlevés. Avec l'aide d'une bande d'enfants, Tintin et Haddock libèrent les deux savants, séquestrés par un émir voulant s'approprier la découverte.

 




Les dessins animés

L'idée de faire des dessins animés à partir des Aventures de Tintin n'était pas nouvelle. Déjà, à partir de 1959, la société Belvision avait commencé à produire sept dessins animés pour la télévision d'après des scénarios de Greg, créateur d'Achille Talon. Cependant, ceux-ci s'éloignaient parfois beaucoup de l'histoire originale. Ayant obtenu un bon succès commercial, Belvision se lança dans la production de deux longs métrages pour le cinéma.

Pour le premier film, datant de 1969, le choix se porta sur Le Temple du soleil qui semblait bien se prêter au passage à l'écran. D'importants moyens techniques furent déployés et Jacques Brel écrivit une chanson spécialement pour ce film. Cependant, d'importantes transformations furent apportées au scénario original d'Hergé (encore par Greg...). De plus, le contenu des 7 boules de cristal fut condensé en début de film de manière assez ennuyante. Finalement, le résultat fut plutôt décevant et assez éloigné du travail d'Hergé.


En 1972 sortit le deuxième long métrage animé de Tintin, Tintin et le lac aux requins. Pour éviter les pièges de l'adaptation d'un album, le film se fonda sur un scénario original de Greg. L'histoire se déroule presque entièrement en Syldavie. Tournesol vient d'inventer une sorte de photocopieur en trois dimensions, capable de reproduire n'importe quel objet. Rastapopoulos a accumulé des oeuvres d'art volées dans son repère englouti sous les eaux du lac et tente de s'emparer de l'appareil. Avec l'aide de Niko et Nouchka, deux jeunes Syldaves, Tintin réussira à déjouer ses plans. Du film sera tiré une adaptation en bande dessinées. Encore une fois, le résultat fut assez peu convaincant. On est loin du style d'Hergé et du charme des albums.


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